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Rencontre avec Françoise Gallo et Catherine Ringer

Mercredi 16 juillet, j’ai eu le grand plaisir d’assister à une lecture d’extraits du roman de Françoise Gallo, « La Fortuna  » dans le cadre du Souffle d’Avignon dans le jardin du Palais des Papes. Le souffle d’Avignon est né en 2020 par la volonté des Scènes d’Avignon alors que tous les festivals étaient annulés en raison de la crise sanitaire. J’avais la chance d’être à Avignon durant cet été 2020 et d’assister à la première lecture en présence de Me Roselyne Bachelot, alors Ministre de la Culture. Depuis, tous les ans j’assiste à une ou plusieurs lectures . Il y a deux ans, j’avais pu assister dans le cloître du Palais des Papes à la lecture de la pièce  » Du charbon dans les veines ».

Françoise Gallo est écrivaine et cinéaste.

Crédit Photo: Romain Colle

Pourquoi avoir choisi Catherine Ringer pour cette lecture de « La Fortuna »?

F.G : Un ami commun, journaliste, a lancé l’idée après avoir lu le roman. Je connaissais la voix de Catherine. J’ai découvert sa personnalité. Puis, Catherine et moi on s’est dit : « Pourquoi pas? » Et les éditions des Femmes ont bondi sur cette proposition.

Pour l’écriture de « La Fortuna » vous vous êtes inspirée du parcours de votre arrière grand-mère émigrée sicilienne quelles sont les raisons qui vont ont motivée à écrire un roman sur le thème de l’émigration?

 F.G : Oui, c’est la figure de proue que j’ai choisie. Je savais par mon père que mon arrière-grand-mère était une femme forte, une « Femme de tête », disait-il, et dès la petite enfance je me suis demandée si on naissait forte ou si on le devenait. L’expérience et les épreuves de la vie m’ont appris qu’en affrontant, résolvant et surmontant les problèmes, on faisait toutes sortes d’apprentissages, dont celui du courage. En arrière-pensée, j’ai toujours voulu garder les exemples de femmes courageuses et droites, comme pour me guider et me relever en cas de faux-pas. Tout naturellement, quand j’ai commencé à écrire mon film et mon roman sur l’épopée de ma famille sicilienne, j’ai rappelé à la vie la personne de mon arrière-grand-mère, dont le nom était réellement Giuseppa La Fortuna. Avec le peu de faits que je connaissais d’elle, j’ai imaginé comment elle avait réagi en tant qu’enfant orpheline, jeune fille ancrée dans la passion salvatrice du jardinage, amoureuse véritable et mère de famille. Dès que j’ai senti que son personnage devenait véritable et vrai, j’en ai fait l’emblème du douloureux mais nécessaire arrachement à la terre natale.

Y aura t’il l’année prochaine une pièce adaptée de ce roman  » La Fortuna » qui sera jouée dans le cadre du Festival d’Avignon?

F.G : J’aimerais bien. Tous à vos propositions!

Avez-vous un autre roman en préparation?

F.G : Oui, la suite de la saga familiale avec le personnage de mon père, petit-fils de Giuseppa. Une longue gestation!

 Quels conseils donneriez-vous à l’auteure débutante que je suis?

F.G : Ne pas faire comme moi! Mais travailler régulièrement, tous les jours, même deux lignes par jour! Et tous mes voeux vous accompagnent!




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