Théâtre du Girasole, le 18 juillet.

Texte de Gilles Granouillet

Interprétation : Pamela Ravassard – Cyril Manetta

Mise en scène : Pamela Ravassard

Création lumière : Cyril Manetta

Scénographie : Hanna Sjödin

La pièce raconte l’histoire d’une mère qui assiste à une réunion parents-professeurs et qui attend dans une salle de classe, le professeur principal de son fils. Celui-ci a du retard. Alors, elle profite de l’attente pour se lever et prend les parents présents à témoin et se met à raconter sa vie, son fils. Elle se remémore les années difficiles passées avec lui. Son fils s’appelle Burt parce qu’il a été conçu au cinéma devant le film « Tant qu’il y aura des hommes » de Fred Zinnemann, avec Burt Lancaster . Cette mère élève seule son fils et est éperdue d’amour pour lui. Elle a eu une enfance difficile et cabossée et ambitionne que Burt devienne comédien, pour qu’il répare un peu son passé à elle et qu’il réalise ses rêves à elle. Elle est prête à tout pour lui et à aller très loin et même trop loin.

Le décor est constitué de chaises que la comédienne déplace au fur et à mesure de la pièce en fonction de l’espace qu’elle veut matérialiser et de baies vitrées en arrière-scène. La transparence du verre laisse entrer la lumière et donne de la profondeur au plateau. Ce choix symbolise la frontière entre l’intimité de cette mère et le monde extérieur. La scénographie sobre et épurée, nous transporte dans différents lieux : salle de classe, salle de cinéma, cellule de prison. La mise en scène fait la part belle à de nombreux jeux de lumière et des musiques qui confère à l’ensemble un aspect moderne, esthétique et poétique qui contraste avec la rudesse du propos et le franc-parler de la mère.

Crédit photo : Alexandro Guerrero

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié ce moment de théâtre d’une très grande sensibilité. L’histoire de cette mère courageuse et déterminée, m’a beaucoup touchée. La pièce est émouvante, parfois drôle et magnifiquement interprétée par Pamela Ravassard qui y est bouleversante de sincérité et vibrante de fragilité, dans le rôle de cette femme toujours à fleur de peau. La pièce aborde les valeurs de la transmission, de la résilience, de déterminisme social qui font écho à notre propre vie et nous interroge. J’avais eu l’occasion de voir « Courgette » de la même Compagnie et je retrouve dans « Zoom » la même exigence de qualité et la même sensibilité.

 

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